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Prenez le contrôle de la nouvelle année

Comment tirer parti des bonnes intentions et de l’énergie que procure un nouveau départ, et les transformer en résultats concrets et durables ? Comment vaincre nos peurs et nous donner les moyens d’atteindre nos objectifs ?

Qui mieux que Michael Hyatt pour répondre à de telles questions ? Véritable mentor du développement du leadership, Michael Hyatt aide les personnes talentueuses à obtenir la clarté, la confiance et les outils dont elles ont besoin pour réussir dans leur vie professionnelle comme dans leur vie privée. Un message qui touche des centaines de milliers de personnes qui suivent Michael Hyatt sur les réseaux sociaux, lisent son blog, suivent ses cours ou assistent à ses conférences. Son podcast « This Is Your Life » compte plus de 200 épisodes et son livre, Living Forward: A Proven Plan to Stop Drifting and Get the Life You Want, est un best-seller du Wall Street Journal et de USA Today.

Michael Hyatt est également un grand utilisateur d’Evernote depuis des années (jetez un œil à cet article, qui décrit son système d’organisation basé sur les étiquettes) et il a beaucoup à dire sur le rôle que l’application peut jouer dans le développement d’un plan pour atteindre vos objectifs.

Michael Hyatt assis sur un bureau en face de la bibliothèque

Nous nous sommes entretenus avec Michael Hyatt chez lui, à Nashville (Tennessee, États-Unis). Voici une transcription partielle de nos échanges.

Vous pouvez également écouter l’entretien complet en anglais :

Durée : 26 | SoundCloud | MP3


C’est le début d’une nouvelle année. Pour beaucoup, c’est le moment de procéder à un recadrage, de faire des changements. Bien sûr, nous sommes plutôt doués pour savoir quand nous ne sommes pas heureux ou quand nous voulons changer quelque chose. En revanche, nous le sommes un peu moins quand il s’agit d’élaborer un plan d’action et de savoir où commencer. Comment savoir si nous choisissons les bons objectifs ? Je pourrais dresser la liste de 50 choses que j’aimerais changer l’année prochaine.

Tout d’abord, je pense que je ne fixerais aucun objectif dans ce que les auteurs de The Four Disciplines of Execution appellent le « tourbillon », qui est votre travail habituel. Vous aurez des objectifs dans ce domaine dans tous les cas. Il y a une grande différence entre les projets et les objectifs. Chaque objectif est un projet, mais l’inverse n’est pas vrai. Cette année, il y a des centaines de choses que vous tenterez et que vous aurez à faire dans votre vie professionnelle comme dans votre vie privée. Mais les objectifs se trouvent à l’extérieur du tourbillon. Ce sont eux qui vont réellement faire bouger les choses et faire de cette année une année remarquable.

Vous seul pouvez trouver ces objectifs. Qu’est-ce que cela pourrait être ? Quelle chose extraordinaire pourriez-vous accomplir dans votre carrière, votre entreprise, votre mariage ou votre santé d’ici le 31 décembre 2017 ? Qu’est-ce qui ferait de cette année une année exceptionnelle ?

Grâce aux recherches que nous avons menées sur les objectifs, nous savons que lorsque l’on essaye de faire trop de choses, on se laisse déborder. Vous avez parlé d’une liste de 10, 20, 50 objectifs. Les gens souhaitent accomplir de nombreuses choses pour s’améliorer, mais la multiplicité des objectifs finit par se retourner contre eux, car elle divise leur attention.

Un ancien proverbe chinois que j’affectionne tout particulièrement dit : « L’homme qui poursuit deux lapins à la fois n’en attrape aucun ». Si de nombreux objectifs monopolisent notre attention, nous risquons de ne pas progresser. Nous devons focaliser notre attention et rester concentrés sur sept à dix objectifs, pas plus, que nous nous efforcerons d’atteindre pendant toute l’année. Cela signifie que nous devons nous fixer des priorités. Et il faut étaler ces objectifs tout au long de l’année pour ne pas être tenté d’en faire trop à la fois.

C’est un excellent point. Lorsque nous pensons à la productivité, nous pensons souvent à en faire plus. Mais il ne s’agit pas vraiment de cela, n’est-ce pas ?

Effectivement. Ce n’est pas du tout ça. La productivité, c’est faire les bonnes choses, et non faire plus de choses. L’année dernière, j’ai publié un cours en ligne intitulé Free to Focus, et le sous-titre, « Achieve more by doing less » (Accomplir plus de choses en en faisant moins) résume parfaitement ma philosophie. Alors, comment faire ? Comment réduire vos tâches ?

Ma règle de base est de n’avoir que trois tâches à réaliser par jour. Ce sont des tâches importantes. Elles peuvent même être urgentes. Mais il n’y en a que trois. Pour ce faire, vous devez connaître propre capacité ou vous devez vous concentrer. Je crois que c’est dans The Four Hour Work Week, de Tim Ferriss, que j’ai lu cela pour la première fois. Vous devez être capable d’éliminer, d’automatiser et de déléguer pour vous délester de certaines tâches.

Le problème quand on se laisse emporter par le courant, c’est qu’on n’arrive jamais à la destination qu’on aurait choisie.

Si vous faites trois choses importantes par jour, vous ferez peu à peu bouger les choses, car ces tâches vont s’additionner. Or, la plupart des gens se fixent une interminable liste de choses à faire chaque jour. À la fin de la journée, ils se couchent frustrés parce qu’ils n’ont pas pu tout faire. Le lendemain, ils se réveillent avec angoisse en pensant aux tâches de la veille qu’ils vont devoir terminer. Ils n’ont pas l’impression d’avancer ni de progresser. À ce jeu-là, vous serez forcément perdant. Pourquoi ne pas créer un jeu que vous pouvez gagner ?

Mais comment faire ? Trois tâches par jour, sept à dix objectifs par an… On pense en termes de niveaux. Comment réduire cette liste pour arriver à un plan réaliste et réalisable ?

Je pense qu’il faut d’abord savoir ce que vous voulez dans la vie. La plupart des gens ne prennent pas le temps de réellement y réfléchir et restent dans un certain flou. Ils se laissent emporter par le courant de la vie, et le problème, c’est qu’ils n’arrivent pas à la destination qu’ils auraient choisie. Il faut une intention. Dans mes cours et certains examens en ligne, j’utilise un modèle basé sur les Trois cercles de la vie. Le Cercle de l’être comprend votre vie spirituelle, votre vie intellectuelle, votre vie émotionnelle, votre vie physique. Il s’agit de votre relation avec vous-même. Que voulez-vous obtenir dans ces domaines ? Vous, en tant qu’individu.

Vient ensuite le Cercle des relations : votre relation avec votre conjoint, vos enfants, vos amis ou votre réseau social. Il s’agit de votre relation aux autres. Qui souhaitez-vous avoir dans ce cercle ? Avez-vous besoin d’amitiés ? Avez-vous des amis en dehors du travail ? Êtes-vous satisfait de votre mariage ou votre relation de couple, êtes-vous profondément connecté à votre moitié ? Ou voulez-vous quelque chose de différent ?

Vient ensuite le Cercle de l’action, qui comprend votre vocation, votre philosophie ou vos loisirs, et vos finances. Dans tous ces domaines, il est important de savoir clairement ce que l’on veut. Qu’espérons-nous de notre mariage ? de notre carrière ? de nos finances ? de notre vie intellectuelle ?

Écrire nous permet d’y voir plus clair, et la clarté nous attire comme un aimant.

Articulez vos pensées en les mettant par écrit. Les gens ne le font pas et ils ont tort. Ils ont de vagues aspirations et rêves, mais ne les notent jamais. Une chercheuse de la Dominican University en Californie a mené un projet de recherche sur la définition d’objectifs auprès de 267 participants. Elle a découvert, entre autres, que noter un objectif augmentait de 42 % les chances de l’atteindre.

Bien sûr, nombre d’entre nous ont besoin d’aide pour y arriver. Est-ce que quelqu’un, comme un mentor, vous a aidé à y voir plus clair ?

Oui, j’en ai eu plusieurs au fil des ans. L’un des plus importants est un coach pour les cadres que j’ai embauché en 2000. Daniel Harkavy. Il est d’ailleurs le co-auteur de mon dernier livre, Living Forward. Il m’a énormément aidé, car il est le premier à m’avoir dit : « Tu dois réfléchir à ce que tu veux dans chaque grand domaine de ta vie ». Nous avons suivi un processus de planification de vie, que nous décrivons dans le livre. Il s’agit d’y voir clair dans chaque domaine et de réfléchir à la situation dans laquelle nous aimerions nous trouver 25 ans plus tard.

Parlons du livre un instant. Living Forward: A Proving Plan to Stop Drifting and Get the Life You Want. Comment ce livre a-t-il vu le jour ?

Je travaille sur la planification de vie avec Daniel depuis 2000. J’ai suivi le processus chaque année et il m’a beaucoup aidé. C’est un exercice qui permet de clarifier les choses. À un moment donné, j’ai dit à Daniel : « Tu sais, ce processus m’a beaucoup aidé, et je n’ai fait que le mettre en pratique. Toi, tu l’as enseigné à des milliers de gens. Pourquoi ne pas écrire ensemble un livre qui guiderait les gens tout au long du processus ? ». Il a adoré l’idée et nous nous sommes mis au travail. Le livre a été publié au printemps dernier et c’est un best-seller du Wall Street Journal, de USA Today et de Publisher’s Weekly. De toute évidence, nous sommes nombreux à ressentir le besoin de planifier notre vie ou de réellement y réfléchir.

Ce n’est que l’un de vos nombreux projets. Si je ne me trompe pas, vous avez également un podcast hebdomadaire intitulé « This is Your Life » et un cours en ligne particulièrement utile à cette période de l’année.

En effet,  je donne un cours intitulé Five Days to Your Best Year Ever et que j’ai lancé il y a quatre ans. Ce cours s’inspire d’une méthode que j’ai commencé à appliquer il y a plus de dix ans : entre Noël et le Nouvel An, je réfléchis à ce que je veux pour l’année suivante. Je me pose toujours la question : « Comment puis-je faire de cette nouvelle année la meilleure année ? ». Un jour, ma fille Megan, qui est la Directrice des opérations de mon entreprise, m’a dit : « Papa, je pense qu’on devrait créer un cours sur ce sujet ». Ce à quoi j’ai répondu : « Ah bon ? Vraiment ? ». Je pensais que tout le monde le faisait, que tout le monde prenait le temps d’y réfléchir, mais elle m’a dit : « Presque personne ne le fait. Je pense que cette méthode pourrait aider les gens à comprendre ce qu’ils veulent et à vivre une année extraordinaire. »

C’est assez étonnant. Pour moi, il va de soi que vous devez prendre quelques jours au début de l’année si vous voulez apporter de grands changements à votre vie et prendre le temps de les planifier. Mais c’est vrai que nous sommes peu nombreux à le faire.

Je ne vais pas vous demander de faire en quelques minutes le travail de cinq jours, mais il est important de parler des actions importantes à accomplir…

Bien sûr.

Avoir un objectif, avoir une intention, y voir clair. C’est logique, mais ça ne sera pas suffisant si nous ne transformons pas nos objectifs en nouveaux comportements et habitudes. Quel est votre conseil pour modifier les comportements ?

L’un des points que j’évoque dans la première session de Five Days to Your Best Year Ever est l’importance de l’identification de vos croyances limitantes. Je crois que, souvent, ce sont nos croyances qui nous freinent. Elles nous empêchent de nous comporter de telle ou telle façon, peut-être parce que nous pensons que nous sommes trop vieux ou trop jeunes, que nous n’avons pas assez d’expérience ou que nous n’avons pas fait assez d’études. Le problème, c’est que les croyances limitantes se trouvent dans notre tête. Elles n’existent pas à l’extérieur, et pourtant, nous avons tendance à les externaliser. Pendant cette première session de Best Year Ever, nous décomposons le problème et nous tentons d’identifier ces croyances limitantes et de les remplacer par des vérités libératrices.

Dans la deuxième session, nous voyons comment gérer le passé. Nous sommes nombreux à traîner le pire du passé dans l’avenir et à nous saboter pour quelque chose que nous n’avons pas fait. Nous utilisons un processus en huit étapes pour voir comment tourner la page. Il ne s’agit pas seulement d’aborder les points négatifs et de digérer nos regrets et déceptions de l’année écoulée, mais aussi de célébrer nos réussites. Nous parlons des choses pour lesquelles nous aurions aimé être reconnus et des choses qui nous ont rendus fiers pour être dans le meilleur état d’esprit possible lorsque nous commençons à fixer des objectifs, ce que nous faisons pendant la troisième session.

J’utilise le modèle SMART, que connaissent la plupart des gens, auquel j’ai ajouté deux éléments pour obtenir le modèle SMARTER. Le premier élément, le E, signifie que l’objectif doit être enthousiasmant. Il doit s’agir de quelque chose d’intéressant, car, si ce n’est pas le cas, il y a fort à parier que vous ne vous y tiendrez pas. Vous vous découragerez dès que les choses se corseront. Le deuxième est la pertinence (R pour « relevant » en anglais). Par pertinent, je veux dire qu’il doit être cohérent avec le reste de votre vie. Une mère d’enfants en bas âge n’est pas dans la même situation que quelqu’un comme moi, puisque mes enfants ont quitté le nid familial. J’ai donc plus de temps pour moi. Les objectifs doivent refléter cette situation.

La quatrième session est l’occasion de parler de la connexion à votre « pourquoi ». C’est essentiel. Pourquoi cet objectif est-il important ? Il faut noter ces choses, ce que je fais d’ailleurs dans Evernote. Pendant la cinquième session, nous nous posons la question suivante : Comment concrétiser ces objectifs ? Nous parlons alors de l’exécution et de la façon dont vous pouvez procéder aux changements.

Vous avez mentionné le modèle SMART. Juste au cas où certaines personnes ne le connaîtraient pas, il s’agit bien d’un acronyme pour Spécifique, Mesurable, Accessible, Réaliste et Temporellement défini ?

Tout le monde n’utilise pas les mêmes mots, mais pour moi, cela correspond à Spécifique, Mesurable, réalisAble, Risqué (un point très important) et fixé dans le Temps.

Risqué. La plupart des gens ne visent pas assez haut. On dit parfois que le R correspond à Réaliste, mais c’est la pire chose à faire si vous voulez concrétiser un objectif. Les recherches sont unanimes. Votre objectif doit être plus difficile, pas plus facile. Sinon, il ne retiendra pas votre attention. Il ne doit pas se trouver dans votre zone de confort. Et c’est essentiel, car il existe trois zones.

Si votre objectif est trop simple, il ne retiendra pas votre attention. Il ne doit pas se trouver dans votre zone de confort.

La première zone est la zone de confort : les emails, les réunions, les courses… ce sont toutes les choses de la vie courante. Des choses simples que l’on oublie vite. Vous n’avez pas besoin d’un objectif dans votre zone de confort. Vient ensuite la zone d’inconfort : c’est là que vous commencez à avoir un peu peur, à ressentir de l’incertitude, à douter. Ces émotions négatives sont en fait des indicateurs positifs qui montrent que vous êtes sur la bonne voie, que cet objectif vous fera avancer et que vous allez vivre quelque chose d’extraordinaire.

C’est là qu’il se passe des choses intéressantes. Mais attention, ce n’est pas la troisième zone, la zone de l’illusion, dont vous devez d’ailleurs rester à distance. Dans cette zone, vous fixez des objectifs tellement ambitieux que vous ne pourrez jamais les concrétiser, ou du moins sans sacrifier d’autres parties de votre vie. Prenons un exemple : il serait excessif que je me fixe pour objectif de devenir golfeur professionnel de la PGA. Ce qu’il faut faire, c’est s’arrêter à la porte de la zone de l’illusion et revenir à la zone d’inconfort.

Quand on parle de viser des objectifs risqués et de sortir de notre zone de confort, on se pose forcément des questions, comme : Comment assumer nos responsabilités ? Que se passe-t-il si nous échouons ?

Deux bonnes questions, en effet. La responsabilité est cruciale. Tout à l’heure, j’ai mentionné les recherches du Dr Gail Matthews de la Dominican University, qui montrent que noter un objectif augmente de 42 % les chances de le concrétiser. L’autre facteur important identifié dans ces recherches est la responsabilité. Lorsque l’on doit rendre des comptes à quelqu’un d’autre, on a beaucoup plus de chances (environ deux fois plus) de travailler pour atteindre nos objectifs. Mais il faut faire attention. Dans un TED Talk, Derek Sivers explique que si vous partagez vos objectifs publiquement, vous ressentez les mêmes effets psychologiques que si vous les aviez atteints, ce qui pourrait se retourner contre vous. Vous éprouvez la même satisfaction. Il conseille donc de ne partager vos objectifs avec personne.

Ce que je recommande et ce que j’enseigne dans mes cours, c’est le partage sélectif. En d’autres termes, vous pouvez partager vos objectifs avec quelques personnes pour vous responsabiliser, vous soutenir et vous aider dans les moments difficiles. C’est la clé : rendre des comptes à un partenaire ou à un groupe qui vous soutient et qui essaye, tout comme vous, de s’améliorer.

Que faire en cas d’échec ? Voici ce que m’a dit John Maxwell, l’un de mes mentors : « Il n’y a pas d’échec ; il n’y a que des retours d’expérience. » Ce n’est pas grave si nous échouons. L’échec est surévalué. Le meilleur moyen de faire des progrès, c’est d’échouer, et d’échouer rapidement. Si nous arrivons à accepter l’échec et à ne pas l’intérioriser, car cela affecterait notre identité et nous pousserait à penser que nous sommes des ratés, nous pourrons dire « D’accord, là, j’ai échoué. Maintenant, quelle leçon est-ce que je peux en tirer ? ». Dans Best Year Ever, nous utilisons un processus de bilan après action qui nous aide à analyser l’échec, à en retirer quelque chose, à nous relever et à améliorer ce que nous faisons.

L’échec est surévalué. Le meilleur moyen de faire des progrès, c’est d’échouer, et d’échouer rapidement.

Nous sommes tombés sur une autre recherche intéressante l’an dernier. Selon elle, les domaines dans lesquels vous avez échoué ou les sujets de déception ou de regret sont généralement les indicateurs de votre meilleure opportunité pour l’année suivante : c’est ce qu’on appelle le principe d’opportunité. Vous devez redéfinir les domaines dans lesquels vous avez échoué et les voir comme des opportunités. Vous pourrez faire des progrès importants, car vous savez déjà ce qui ne fonctionne pas.

C’est tout à fait logique et ça nous ramène à ce que vous disiez tout à l’heure : tirer des enseignements du passé et ne pas laisser les expériences d’hier se transformer en croyances limitantes. J’aimerais parler rapidement du système avant de terminer. Nous avons parlé de l’importance de noter les choses. Vous avez publié sur votre site Web des articles très intéressants sur la façon dont vous utilisez Evernote. Pourriez-vous me dire comment vous l’utiliser dans le cadre d’un système ? Y a-t-il quelque chose que vous pouvez utiliser tout au long de la journée ou toute l’année ?

Pour mes objectifs, j’ai un modèle d’objectif dans Evernote que j’exporte et que j’utilise pour chacun de mes sept à dix objectifs de l’année. J’indique l’objectif, j’identifie mes motivations clés, je note mes prochaines actions et tout type d’inspiration. Cette année, j’ai neuf objectifs. J’aurai donc neuf notes distinctes dans Evernote. J’utilise ensuite la fonction Table des matières, que je n’ai découverte que l’an dernier. D’ailleurs, je ne sais pas comment j’ai pu passer à côté de cette fonctionnalité avant. En gros, je crée une note qui renvoie vers les neuf autres notes grâce à des liens.

Et voici ma petite astuce :  je fais glisser la note dans les raccourcis de ma barre latérale et je la consulte chaque matin. Je jette un œil à ces neuf objectifs chaque matin. Un lien me permet de lire les objectifs plus en détail si je le souhaite. Là, je cherche une tâche que je peux ajouter à ma liste de tâches du jour pour me rapprocher de mes objectifs. C’est mon rituel matinal. Une fois par semaine, je consulte cette même note, que j’ai configurée en tant que raccourci dans la barre latérale, et je clique sur les liens pour lire les détails de chaque note, et je cherche des sources de motivation clés. Je veux établir un lien intellectuel et émotionnel pour me rappeler pourquoi tel ou tel élément est important, et pourquoi il figure sur ma liste d’objectifs de l’année.

Les gens qui obtiennent des résultats exceptionnels ne sont pas plus intelligents que vous. Ils n’ont pas fait plus d’études. Ils n’ont pas plus d’expérience. Mais ils font preuve de lucidité et de courage.

Nous avons beaucoup parlé de motivation. Quelle est la vôtre ? Qu’est-ce qui vous pousse à sortir du lit le matin ?

Je dirais, faire une différence. Rien ne me plaît plus que d’aider les autres à réaliser leur potentiel. Lorsque je discute, que je coache, que j’enseigne, je me dis : « Tu n’as pas idée de ton potentiel ». Les gens qui obtiennent des résultats exceptionnels ne sont pas plus intelligents que vous. Ils n’ont pas fait plus d’études. Ils n’ont pas plus d’expérience. Mais ils font généralement preuve de lucidité et de courage. Avoir du courage ne signifie pas ne pas avoir peur, mais agir malgré la peur. C’est ce qui fait toute la différence. On peut faire énormément de choses si l’on est prêt à faire des efforts pour y voir plus clair, à faire preuve de courage et à ne pas laisser la peur nous paralyser.

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